Informatique – Archives 1/3

13 septembre 2006

- Après OneNote 2003 et MacJournal, voici Journler
Maintenant que je n’utilise plus Windows XP que pour les programmes qui n’ont pas d’équivalent sous Tiger, il m’arrive de regretter l’interface de OneNote 2003 et son intégration avec Word. Je l’ai néanmoins remplacé par MacJournal.
Je viens de découvrir Journler, qui apporte des fonctions supplémentaires : lecture des PDF et des documents Word directement dans l’application, création d’enregistrements audio et video (pas encore testé), intégration avancée avec le Finder, iTunes et iLife…, envoi des billets vers certains blogs (mais pas vers WordPress semble-t-il…).
Une page de Journler
- Un lecteur de flux RSS open source sous Mac, cela existe… voici Vienna
Firefox offre une gestion simplifiée des flux RSS, et la prochaine version 2.0 devrait apporter de ce point de vue des améliorations (prévisualisation du flux, envoi du lien dans le lecteur indiqué par défaut, qu’il soit installé sur la machine ou présent sur un site Web 2.0). Il existe aussi un “module complémentaire” sous le nom de Sage, qui offre des fonctions de gestion minimales.
Sous Mac Tiger, il est aussi possible de recourir à la fonction de Safari, qui offre une interface graphique unique assez belle… ou de recourir à Net Mais la lecture des messages “à la façon” d’Outlook n’est possible que dans la version payante.
Vienna offre la même fonction : ce fut la raison pour laquelle je l’essayais. Mais il ne serait se limiter à cela : j’ai découvert les dossiers intelligents qui permettent de regrouper les messages non lus, ou seulement ceux du jour (il est possible d’en créer d’autres). Plusieurs interfaces sont proposées, permettant de ne présenter que les titres et les premiers mots du message, ou au contraire la totalité de celui-ci. Et les 205 flux que j’ai importés ne semblent pas causer la moindre difficulté de chargement…


Horreur et damnation – j’ai tout effacé…

7 septembre 2006

Il était temps de le faire : mettre un peu d’ordre dans les messages, définir quelques catégories pour les classer plus facilement, créer des archives, et améliorer la gestion des commentaires, en éliminant définitivement tous les spams pour la petite pilule miracle.

L’opération se présentait sous les meilleurs auspices. Quelques clics semblaient suffire. Malheureusement j’ai effacé les messages de l’été : envolées les photos, éliminés les compte-rendus de lecture et les découvertes de nouveaux programmes.

Je commence donc à les poster à nouveau, sous une forme parfois plus ramassée (mes brouillons conservés sur le Mac ne sont pas toujours la version définitive publiée sur le blog).

Et cette fois-ci je n’oublie pas de recourir à l’option Askimet Spam désormais incorporée à la plateforme WordPress (si elle ne l’était pas déjà…).


How To Read a Book…

23 juin 2006

J’ai trouvé dans une librairie d’occasion un manuel très connu dans les pays de langue anglosaxonne. Il a été publié pour la première fois en 1940 par Jerome Mortimer Jerome ADLER et réédité en 1972 avec l’aide de Charles Van DOREN.

You are told about the various levels of reading and how to achieve them — from elementary reading, through systematic skimming and inspectional reading, to speed reading, you learn how to pigeonhole a book, X-ray it, extract the author’s message, criticize. You are taught the different reading techniques for reading practical books, imaginative literature, plays, poetry, history, science and mathematics, philosophy and social science.

Finally, the authors offer a recommended reading list and supply reading tests whereby you can measure your own progress in reading skills, comprehension and speed.”

Amazon permet d’en lire quelques pages


De la “conversation”

23 mars 2006

Je suis reconnaissant à l’auteur(e) du blog intitulé “Sablier” d’avoir repris la première partie du poème de Charles BAUDELAIRE, “Chant d’automne” pour saluer l’arrivée de l’hiver (les Fleurs du Mal). Ne s’agit-il pas là d’un des bienfaits de la blogosphère, certes trivialement constaté, qui ne permet pas de répondre de manière définitive à l’argument de FINKIELKRAUT précédemment évoqué, mais au moins de le nuancer?
Une version plus élaborée de cette “impression première” – je ne méconnais pas les dangers que ces impressions véhiculent, ne serait-ce que pour Gaston BACHELARD qui les range par les obstacles de la connaissance scientifique… – est présente dans l’essai de Gabriel ZAID récemment traduit en français. Le point de départ tient dans ce postulat : Qu’est-ce que la culture sinon cette “conversation”? Pourquoi y aurait-il des livres (seul vecteur culturel sacralisé par FINKIELKRAUT) si le but (et pas seulement sur le plan économique) n’était de participer à cette conversation, qui aujourd’hui emprunte notamment les voies offertes par l’Internet? Je viens de retrouver l’édition… anglaise de son essai “Los demasiados libros“. Pour être exact, je n’avais pas eu le choix : l’édition en espagnol était indisponible, et aucune traduction en français prévisible dans un avenir proche. Autrement dit, merci Amazon.fr pour m’avoir permis de lire cet ouvrage pour seulement quelques euros…

Voilà ce qu’écrit ZAID, So Many Books. Reading and Publishing in an Age of Abundance, Philadelphia, Pa., Paul Dry Books 2003, pp. 40-41 :

“Culture is conversation. Writing, reading, editing, printing, distributing, cataloguing, reviewing, can be fuel for that conversation, ways of keeping it lively. It could even be said that to publish a book is to insert it into the middle of a conversation, that to establish a publishing house, bookshop, or library is to start a conversation—a conversation that springs, as it should, from local debate, but that opens up, as it should, to all places and times. Culture, in the anthropological sense of “way of life,�? manifests and reproduces itself live, but it is also a collection of works, tools, codes, and repertoires that may or may not be inert text. The same is true of culture in the limited sense of “cultural activities�?. In both senses, what is important about culture is how alive it is, not how many tons of dead prose it can claim. The Socratic demands of a con- vivial culture (as Ivan Illich would call it) can be fulfilled, or not, in the agora or in books, the class- room or the library, the cafe�? or the bookshop; with recent or medieval technology and in rich or poor communities. The superiority of some cultures or cultural media over others, when it exists, resides in the liveliness or level of vitality they produce, which can only be felt, not measured by statistics. Credentials and statistics are beside the point. “N’est-ce pas un élément à prendre en considération aussi?
Je dois aussi remercier l’auteur(e) du “Sablier” pour l’illustration accompagnant le poème de BAUDELAIRE : Les chasseurs dans la neige de BRUEGEL, ou plutôt l’un des détails de celui-ci, la frondaison refuge des pies ou des corbeaux. Il y a un détail du tableau qui m’a toujours intrigué : les cheminées. La seule fumée présente sur le tableau est celle que dégage la cheminée d’une maison “bourgeoise” située derrière l’église. Quid des autres?

Gabriel ZAID, Bien trop de livres?, Paris, traduction française Christine DEFOIN, Ed. Belles Lettres 2005.

Gabriel ZAID, So Many Books. Reading and Publishing in an Age of Abundance, Translated by Natacha WIMMER, Philadelphia, Pa., Paul Dry Books 2003.

Un extrait (les 49 premières pages) est disponible au format .PDF sur le site de l’éditeur britannique Sort of Books.


Partir

15 janvier 2006

Partir.

“Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-panthères, je serais un homme-juif
un homme-cafre
un homme-hindou-de-Calcutta
un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas

l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture
on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer de coups, le tuer – parfaitement le tuer – sans avoir de compte à rendre à personne sans avoir d’excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot

mais est-ce qu’on tue le Remords, beau comme la face de stupeur d’une dame anglaise qui trouverait dans sa soupière un crâne de Hottentot ?

Je retrouverais le secret des grandes communications et des grandes combustions. Je dirais orage. Je dirais fleuve. Je dirais tornade. Je dirais feuille. Je dirais arbre. Je serais mouillé de toutes les pluies, humecté de toutes les rosées. Je roulerais comme du sang frénétique sur le courant lent de l’œil des mots en chevaux fous en enfants frais en caillots en couvre-feu en vestiges de temple en pierres précieuses assez loin pour décourager les mineurs. Qui ne me comprendrait pas ne comprendrait pas davantage le rugissement du tigre.”

Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal, éd. Présence africaine, p. 20-21.

Tiré de la page : http://www.zazieweb.fr/archives/2001/reagir.php?num=21558&numforum=10