“Le Château” de KAFKA

20 décembre 2006

Le groupe Ebooks Libres & Gratuits vient de publier une traduction du “Château” de Franz Kafka – téléchargeable sous plusieurs formats, et notamment sous la forme d’un fichier .PDF.

La lecture sur écran n’est pas toujours souhaitable. Le site Ebooks Libres & Gratuits est à tout le moins une bibliothèque dans laquelle on peut se promener pour effectuer un premier choix, et débuter la lecture d’ouvrages que l’on poursuit ensuite sous une forme plus classique.

Extrait du début du livre :

” Il était tard lorsque K. arriva. Une neige épaisse couvrait le
village. La colline était cachée par la brume et par la nuit, nul
rayon de lumière n’indiquait le grand Château. K. resta long-
temps sur le pont de bois qui menait de la grand-route au vil-
lage, les yeux levés vers ces hauteurs qui semblaient vides.

Puis il alla chercher un gîte ; les gens de l’auberge n’étaient
pas encore au lit ; on n’avait pas de chambre à louer, mais, sur-
pris et déconcerté par ce client qui venait si tard, l’aubergiste lui
proposa de le faire coucher sur une paillasse dans la salle. K.
accepta. Il y avait encore là quelques paysans attablés autour de
leurs chopes, mais, ne voulant parler à personne, il alla chercher
lui-même la paillasse au grenier et se coucha près du poêle. Il
faisait chaud, les paysans se taisaient, il les regarda encore un
peu entre ses paupières fatiguées puis s’endormit.

Mais il ne tarda pas à être réveillé ; l’aubergiste se tenait
debout à son chevet en compagnie d’un jeune homme à tête
d’acteur qui avait des yeux minces, de gros sourcils, et des ha-
bits de citadin. Les paysans étaient toujours là, quelques-uns
avaient fait tourner leurs chaises pour mieux voir. Le jeune
homme s’excusa très poliment d’avoir réveillé K. et se présenta
comme le fils du portier du Château, puis déclara :

« Ce village appartient au Château ; y habiter ou y passer la
nuit c’est en quelque sorte habiter ou passer la nuit au Château.
Personne n’en a le droit sans la permission du comte. Cette
permission vous ne l’avez pas ou du moins vous ne l’avez pas
montrée. »

Autre variante :

“VARIANTE DU DÉBUT

Le patron salua le client. Une chambre était prête au pre-
mier. « La chambre des princes », dit le patron. C’était une
pièce à deux fenêtres, grande à faire peur tant elle était nue ;
entre les fenêtres une porte vitrée. Les rares meubles qui se
trouvaient là avaient des pieds extrêmement minces ; on les eût
dits en fer, mais ils étaient en bois.

– N’allez pas sur le balcon, s’il vous plaît, dit le patron en
voyant le client qui s’approchait de la porte après avoir regardé
dans la nuit, la poutre maîtresse est fragile.

La femme de chambre entra, et, tout en s’occupant de la
table à toilette, demanda si la chambre était assez chauffée. Le
client fit oui de la tête. Mais, bien qu’il n’eût encore exprimé
nulle critique, il restait encore en manteau avec sa canne et son
chapeau, et faisait les cent pas dans la pièce, comme s’il n’était
pas sûr de vouloir y rester. Le patron se tenait à côté de la sou-
brette. Le client s’avança subitement derrière eux et leur cria :

– Qu’avez-vous donc à chuchoter ?

Le patron sursauta :

– Je donnais, expliqua-t-il, des indications pour le lit. Je
viens de m’apercevoir que la chambre n’a pas été, malheureu-
sement, aussi bien faite que j’aurais désiré. Mais ce sera réparé
tout de suite.

– Ce n’est pas de cela qu’il est question, dit le client ; je ne
me suis pas attendu à autre chose qu’à un lit sale dans un tau-
dis. Ne cherche pas à détourner la conversation. Je ne te de-
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mande que de répondre à une question : qui t’a avisé de mon
arrivée ?

– Personne, monsieur, dit l’hôtelier.

– Tu m’attendais !

– Je suis hôtelier, j’attends le client.

– La chambre était prête !

– Comme toujours.

– Soit, tu ne savais donc rien ; mais moi je ne reste pas.

Il ouvrit violemment la fenêtre et cria dans la nuit : « Ne
dételez pas, nous repartons. » Et il se dirigea à grands pas vers
la porte, mais à ce moment la femme de chambre, une gamine
frêle et délicate, beaucoup trop jeune, lui barra le chemin et dit,
la tête penchée :

– Ne t’en va pas ; oui, nous t’attendions ; si nous ne te
l’avons pas dit, c’est que nous ne savons pas répondre, que nous
ne sommes pas sûrs de ce que tu veux.

L’intervention de la petite émut le client, mais ses paroles
lui paraissaient suspectes.

– Laisse-moi seul avec elle, dit-il à l’hôtelier.

Le patron hésita, puis partit.

– Arrive ici, dit le client à la soubrette. Et ils s’assirent de
chaque côté de la table. “

 

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Blogger avec Firefox : Performancing

20 décembre 2006

Firefox est un navigateur susceptible d’être enrichi au moyen de modules complémentaires, qui permettent notamment de sauvegarder et de classer les pages web que l’on souhaite (extension Scrapbook), de lire les fils RSS (extension Sage), d’organiser ses références bibliographiques (extension Zotero, voir le billet dans les archives), etc.
Il en est une également qui permet de blogger : c’est l’extension développée par la société Performancing – que j’utilise pour rédiger et poster le présent billet.

On bénéficie de la sorte d’un éditeur WYSIWYG complet (qui permet notamment de justifier le texte, mise en forme absente de l’éditeur en ligne de WordPress), de la possibilité d’inclure des “tags”, ou de sauvegarder une copie de son billet sous forme de “notes” archivées sur son ordinateur.

Un mode d’emploi complet est disponible en ligne.

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Mises à jour de Firefox & Thunderbird

20 décembre 2006
Firefox vient d’être mis à jour et passe en version 2.0.0.1. Chose remarquable, la mise à jour automatique (qui propose directement aux utilisateurs du logiciel de télécharger un “patch” beaucoup moins volumineux, 1,8 Mb contre 18 Mb pour l’application complète -  à paramétrer dans les préférences automatiques, sinon dans le menu Aide < Rechercher des mises à jour) est offerte dès le lendemain de la publication officielle. Elle corrige 8 vulnérabilités, dont 5 dites critiques.
Idem pour Thunderbird (mise à jour vers la version 1.5.0.9).

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SyncTunes

9 décembre 2006

iTunes est connu pour être l’un des meilleurs gestionnaires de fichiers multimedia. Il offre aussi une gestion automatisée de son lecteur mp3, pour peu que celui-ci soit un iPod.
Lorsqu’on utilise un baladeur qui ne porte pas l’estampille Apple, il semble que la seule solution soit de copier ses fichiers manuellement, au moyen du classique “drag and drop” depuis la fenêtre iTunes.

Il est aussi possible d’installer un programme spécialement destiné à cette tâche; sous Windows, iTunes Agent est souvent cité dans ce sens; sous Mac, il existe un “freeware” appelé SyncTunes :

“SyncTunes copies tracks and podcasts from iTunes to a mounted volume (e.g. such as a SD card in a card reader, or a PDA’s expansion card using Missing Sync).

Why not just drag and drop from iTunes? This is a good method, but why not make it easy to auto-select music tracks and podcasts. Here’s the plan:

1. Insert card into reader/mount device
2. Launch SyncTunes
3. Click button
4. Do something useful instead of selecting/clicking/thinking about iTunes
5. Pull card out of reader

As a Mac OS X Universal Binary, SyncTunes supports both PowerPC and Intel based Macs.”

“From user reports, SyncTunes transfers files that work with Palm PDAs, Sony PSP, Sony Ericsson K750/P910/W800i, no-brand MP3 player. It is probably compatible with other audio players too, except iPods which have a special database file.

SyncTunes’s only requirements are that the memory of the device/card is mounted on the Mac’s desktop, and is writeable.”

Il permet aussi de se passer des fichiers .DS Store créés par le systéme et qui ne sont pas reconnus par les lecteurs.

Enfin, un manuel d’aide est disponible sur le site, et sous la forme de fichier PDF.
Pour prix de son effort, l’auteur demande seulement à ceux qui le peuvent de faire un don à une association d’aide aux diabétiques.


“France24″ est née -

7 décembre 2006

France 24, la chaîne d’actualités en continu destinée à faire vivre un “regard français” sur le monde, dans la manière d’appréhender certaines questions politiques ou de société, est née.
Le lancement ne fut pas forcément du meilleur goût – je pense notamment à cette musique sirupeuse digne de celle diffusée dans les ascenseurs durant les années 1980, ou encore le mot convenu du président de cette chaîne publique. La presse de ce matin ne manque pas de noter la difficulté voire le caractère contradictoire de la mission assignée à ce nouveau média, dans la mesure où apparaître comme la “voix de la France” ne pourrait se faire qu’au dépend de la crédibilité et donc de la pérennité du canal.
Je viens de regarder les dernières infos dans l’édition anglaise, disponible sur le site Internet de la chaîne – un même contenu est diffusé en trois langues, français, anglais, et arabe, les deux premiers canaux étant les seuls présents pour le moment en continu – et le ton est proche de la BBC World Service, ne serait-ce que parce que certains des présentateurs sont britanniques.
A suivre…