Ubuntu, Linux for human beings -

30 octobre 2006

Le bureau d’Ubuntu

Le monde Linux peut sembler compliqué pour des utilisateurs finaux, qui n’ont aucune connaissance informatique, ni le désir d’en acquérir. La reconnaissance du matériel est ainsi d’une difficulté légendaire, en particulier en ce qui concerne les modems USB, les scanners et autres webcams.
Il m’a été donné de découvrir l’avant-dernière édition du Live CD Ubuntu, version 6.06 LTS, à la fois dans sa version pour Mac/PowerPC et dans celle pour PC “traditionnel”.

L’utilité : l’accès aux données du disque dur en cas de corruption du système Windows (bien que la partition soit cachée par défaut pour éviter des installations qui supprimeraient tout le contenu du disque…), l’utilisation de logiciels libres de grande qualité – The Gimp est ainsi présent sur le CD, tout comme OpenOffice, et est chargé assez rapidement sous le Live CD dans sa version PC – et la possibilité de travailler avec des disques USB – immédiatement reconnus sans qu’il soit nécessaire, comme par le passé, de redémarrer…

J’ai eu recours à l’utilitaire pour prendre une photo du bureau (par gain de temps j’avais renoncé à choisir la version française du système, qui est néanmoins présente sur le CD). Comme on le voit, la prise en charge de la batterie du portable ou encore de l’heure est défectueuse. Le Trackpad ne fonctionne pas non plus. Mais l’ensemble reste utile (j’ai ainsi pu ouvrir et lire les documents enregistrés sous les nouveaux formats OpenOffice, et les convertir de manière très satisfaisante et rapide aux formats Word, Excel et PowerPoint que j’utilise sous Mac Tiger – en attendant la sortie définitive d’une version native d’OOo sous Mac).

Je n’ai cependant pas eu la possibilité de tester la connection Internet, faute de temps. Autre regret : le système, pour des raisons de taille (il prend 2 Go sur un disque dur si on choisit de l’installer) ne contient que le strict minimum : des applications essentielles comme NVu ou Freemind ne sont donc pas fournies. Avec la démocratisation des clés USB de grande capacité, on peut néanmoins imaginer qu’il sera bientôt possible de l’installer sur une d’elle, et utiliser le gestionnaire Apt-get pour compléter la liste des applications en fonction des besoins de chacun….


“Et qui va juger l’action des jurys citoyens? “

29 octobre 2006

Vu dans “Le Monde” daté du samedi 28 octobre, un dessin de Pancho sobrement légendé “Recours” . On y voit Ségolène rencontrant une Marianne, le drapeau à la main et couverte du bonnet phrygien, qui l’interpelle de la sorte : “Et qui va juger l’action des jurys citoyens?”. C’est l’un des meilleurs dessins qui résume bien les insuffisances de cette ébauche de proposition…

A ce sujet, j’ai trouvé un message sur le blog “Il faut savoir changer de certitudes” fort précieux en ce qu’il recherche les origines de la proposition dans le dernier livre de Pierre ROSANVALLON, “La Contre-démocratie. La politique à l’âge de la défiance”, Paris, Le Seuil 2006 .

Enfin, le Big Bang Blog fait référence à la panacée que serait le tirage au sort comme mode de désignation de nos dirigeants politiques, et s’interroge sur la façon dont ces jurys pourraient être mis en oeuvre – à commencer sur le plan constitutionnel…


Mindjet Web-log :Mindmanager 6 offert aux blogueurs

28 octobre 2006

J’ai du retard dans la lecture de mes abonnements RSS, et ce n’est qu’aujourd’hui que je découvre l’offre faite par Mindjet à destination des blogueurs français : la dernière version Mac ou PC de Mindmanager, “la rolls” du mind mapping est offerte jusqu’à la fin du mois. Plusieurs sites en parlent : Adverbe, le blog à Ollie, à partir d’une info parue dans AccessOweb.

Ce n’est pas le premier marketing viral à destination des blogs – j’ai déjà parlé de l’offre de MacZot qui offrait une réduction sur le prix du programme qu’elle vendait chaque fois qu’un blog se faisait l’écho de l’opération de la jeune pousse, au point d’offrir in fine le produit à tout le monde – mais c’est le premier pour lequel je me sens concerné. Je vais moi-aussi envoyer un mél pour y participer… in extremis.


Firefox 2.0

26 octobre 2006

La version définitive est enfin disponible au téléchargement.

Il reste à installer le dictionnaire français pour bénéficier du correcteur orthographique.

Mise à jour : Un récapitulatif des nouveautés est disponible grâce au guide/tutoriel mis en ligne par le site Libellules.ch :
http://www.libellules.ch/phpBB2/viewtopic.php?t=21020


A la porte -

19 octobre 2006

“A la suite d’un stupide concours de circonstances, un vieil homme, ancien professeur renommé et irascible, se retrouve à la porte de chez lui, par un matin de dimanche ensoleillé. Cette insignifiante mésaventure va se muer, au fil d’une promenade de moins en moins forcée, en un événement décisif. Car ce n’est pas exactement de chez lui qu’il sort. Et peut-être revient-il de bien plus loin, parmi les vivants et parmi les morts. Hanté par ses souvenirs autant que par le dégoût des autres, il lui faut une dernière fois endurer la solitude, éprouver la laideur et la bêtise d’un monde qui le met à la porte et qui court à sa perte aussi sûrement que lui. Il doit faire ses adieux et avouer enfin la vérité de cette situation, se préparer à partir avec le viatique adéquat. Car cette promenade est bien davantage qu’un trajet picaresque entre la gare du Nord et le canal Saint-Martin.”

Vincent DELECROIX, A la porte, Paris, Gallimard 2004.

“Et je vous dirais que philosopher, c’est comprendre. Elle se redressa comme je l’avais prévu, tandis que notre voisin hagard se détournait en haussant les épaules : mais c’est ce que font les sciences, dit-elle. Non, lui dis-je, les sciences expliquent et tâchent de maîtriser, elles ne comprennent rien; elles n’ont pas pour projet de comprendre. Et vous savez pourquoi? Exactement pour la raison que je viens de vous exposer : contrairement à ce qu’elles disent elles-mêmes, ces sciences, les questions ne les intéressent pas, ce sont les réponses qui les intéressent. Or on ne comprend qu’en posant des questions, c’est tout simple. Mais cette façon de questionner n’est pas un préalable qui s’efface devant la réponse, vous comprenez, c’est l’essentiel. Vous voyez, la philosophie veut comprendre, saisir le sens du monde dans lequel nous sommes, pas maîtriser ou expliquer ce monde.” (Pages 71-72).

“Je pus remarquer d’ailleurs qu’il n’y avait effectivement plus de miroir où je croyais en avoir vu un, au-dessus du lavabo, mais bel et bien un VAN DYCK, le portrait rapproché d’un vieil homme, connu comme celui de Cornelis VAN DER GREEST et qui se trouvait initialement à Londres; et en même temps c’était bien moi, c’étaient bien mes traits, un peu raffermis peut-être, l’oeil un peu plus vif et cette barbe que je ne me connaissais pas; mais c’était moi – en Cornelis VAN DER GREEST.” (Page 82)

Lien : Portrait of Cornelis Van der Geest (National Gallery, London)